vendredi 23 janvier 2009

Lequel a raison, François ou Nicolas... ?.

Nouvelles méthodes du briseur de grève Xavier Darcos, elles sont contestées et très contestables : " ANGERS. Une centaine d'instituteurs retraités du département ont été invités par courrier à participer au service d'accueil des élèves en cas de grève !."

L'Anjou est le berceau des centristes selon François Bayrou ?
L'Anjou devient le lit de l'UMP et des sarkoziste selon Nicolas ?
Dernier lobbying du Président de la République :
le député battu D. Richard peut-être au CSA pour services rendus " rapport Bouygues TV " et le Président du Conseil Général, Christophe Béchu, tête de listes aux élections européennes selon son propre voeu ?.

Si avec une telle représentation nationale, Angers et sa région n'arrivent pas à obtenir des financements publics, alors l'Anjou et ANGERS pourront dire ne plus savoir à quel saint se vouer...?.

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Courriel : fevrieralain@hotmail.fr

jeudi 22 janvier 2009

Crise de confiance politique, LA FAUTE à qui...?

CRISE POLITIQUE - CRISE DES INSTITUTIONS = CRISE FINANCIERE - CRISE ECONOMIQUE - CRISE SOCIALE

Nos parlementaires s'étonnent d'avoir perdu la confiance du peuple de France ?.

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" Après les fraudes du Parti Socialiste, place aux trucages des élections internes à l'UMP. Dans son édition du 21 janvier 2008, le Canard Enchaîné révèle comment le parti de Nicolas Sarkozy organise des semblants de vote transparent à l'occasion des conseils nationaux ou des référendums internes. Que ce soit par internet ou par boitier électronique, les scrutins de l'UMP sont loin d'être sincères et n'ont a priori rien à envier aux fraudes du Parti Socialiste. Explications."
Revue de presse :- Hervé Liffran, "Les exploits des serial voters à l'UMP", Le Canard Enchaîné n°4604, 21 janvier 2009

Les faux votes du conseil national

Sous couvert d'anonymat, un responsable de l'UMP a raconté au Canard Enchaîné comment l'UMP truquait les votes des membres du conseil national. Officiellement, le "parlement du Parti" compte 2430 membres. C'est l'institution qui entérine les principales orientations de l'UMP et désigne par exemple les dirigeants. Ainsi, samedi 24 janvier 2009, Xavier Bertrand va être désigné secrétaire général de l'UMP à l'issue d'un vote du conseil national. Pour procéder au vote, les 2430 membres du conseil national ont chacun un boitier. La touche "1" correspond au vote favorable, la touche "2" au vote défavorable. Or, le Canard Enchaîné relève qu'en général "70 à 80% des électeurs inscrits ont voté et le "oui" l'emporte, sous les acclamations, avec des scores allant de 85 à 95% des voix".En réalité, la majorité des 2430 membres du conseil national de l'UMP ne se déplace pas puisque ces membres résident aux quatre coins de la France. La salle du conseil national est donc remplie de militants parisiens et d'attachés parlementaires qui ne peuvent pas voter mais qui donnent l'illusion d'un conseil national au grand complet. En coulisse, des proches de la direction valident des centaines de vote virtuel avec les boitiers des membres absents. De temps en temps, pour éviter un chiffre anormalement trop élevé, ils votent "non". Le scrutin est donc très largement truqué.

Témoignage d'un conseiller de l'Elysée et d'une élue parisienne

Dans l’article, le Canard Enchaîné cite deux témoignages. Une élue parisienne confirme qu'elle s'est rendue compte qu'on avait voté à sa place lors d'un conseil national sans qu'on la prévienne. Un conseiller de l'Elysée aurait même affirmé au journaliste du Canard, Hervé Liffran, que "comme chaque membre du conseil national dispose d'un boîtier de vote, il suffit d'utiliser les machines des absents. Mais on fait gaffe. Il faut que les résultats aient l'air vrais". Un tel aveu apparaît surprenant de la part de quelqu'un qui serait conseiller à l'Elysée, mais sous couvert d'anonymat, les langues se délient plus facilement (voir notre article sur les méthodes du Canard Enchaîné).

Quand le taux d'abstention s'effondre en quelques minutes

La fraude à l'UMP serait généralisée. Le Canard Enchaîné révèle ainsi que les votes internes des adhérents sont également truqués en grande partie. Par exemple, en janvier 2006, Nicolas Sarkozy,....
Même les responsables UMP le reconnaissent ouvertement
Le plus troublant dans l'article sont les propos rapportés de deux responsables UMP : Roger Karoutchi (candidat pour la tête de liste aux régionales 2010 en Ile de France) et Robert Pandreau (président de la commission de contrôle de l'UMP). Ainsi, alors qu'il s'apprête à participer à une primaire contre
Valérie Pécresse, Roger Karoutchi, également ministre des Relations avec le Parlement, aurait déclaré à propos de la fédération de l'Ile de France que "tout le monde ici, a plus ou moins bidouillé. Des militants qui votent à la place d'autres, des votes groupés, etc. Si je ne suis pas certain de la propreté et de la sérénité de ce scrutin, je demanderai un vote nominal à bulletin secret". Même aveu de la part de Robert Pandreau, président de la commission de contrôle de l'UMP : "En Ile de France, les élections internes sur papier sont souvent truquées, à l'UMP comme au PS".Par conséquent, la fraude massive lors des élections internes à l'UMP semble donc une tradition qui ne choque plus grand monde. En la matière, l'UMP fait aussi bien que le Parti Socialiste.
*** Liens
La vie interne de l'UMP
- L'UMP utilise l'argent de la formation des élus pour financer banquets et cocktails- Les faux chiffres du congrès de l'UMP en janvier 2007 (Le Canard Enchaîné)- Plan de rigueur à l'UMP : le parti le plus riche de France a 15 millions d'euros de dette- Comment l'UMP s'apprête à recruter de nouveaux militants dans les lycées et les universitésLes fraudes au Parti Socialiste- Les fraudes au Parti socialiste étaient un secret de polichinelle- Les dérives de certaines fédérations du PS : bourrage des urnes et adhérents fantômes- Après Edvige, la polémique sur le fichier des adhérents du PS baptisé Rosam- Congrès du PS : la direction sortante craignait de nombreuses fraudes lors du vote- Bataille de chiffres au congrès du PS : 167 953 adhérents, mais 233 000 votants potentiels ?- La fédération des Bouches du Rhône sanctionne ceux qui n'ont pas voté Ségolène Royal- Au Parti Socialiste, les chiffres incohérents de la fédération du Nord resteront un mystère- Scrutins internes : Pourquoi les adhérents du PS n'ont-ils pas voté par internet ?- Pourquoi le Parti Socialiste n'a-t-il pas donné des chiffres exacts lors du résultat du vote ?
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mardi 20 janvier 2009

Washington le 20 janvier 2009


WASHINGTON - Voici le texte intégral du discours d'investiture du président Barack Obama traduit par l'AFP


Chers compatriotes
Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.
Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.
Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix. Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.
Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.
Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.
Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.

Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.
Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.
En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.
En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.
Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.
Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.
Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté
.
Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.
Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre.
Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh (Vietnam, ndlr).
A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.
A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.
Où que nous regardions, il y a du travail. L'état de l'économie réclame des gestes audacieux et rapides. Et nous agirons - non seulement pour créer de nouveaux emplois mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance
. Nous allons construire les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui alimentent notre commerce et nous unissent.
Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.
Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines.
Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.
Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité
.
Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.
Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.
La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis
. Le succès de notre économie n'est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent - non par charité mais parce que c'est la meilleure voie vers le bien commun.
En ce qui concerne notre défense à tous,
nous rejettons l'idée qu'il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l'Homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité.
A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.
Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.
Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.
Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète
.
Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.
Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.
Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.
A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonnant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau.
Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.
Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui
.
Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent (au cimetière national) à Arlington nous murmurent à travers les âges.
Nous les honorons non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une disponibilité à trouver une signification dans quelque chose qui est plus grand qu'eux. Et à ce moment, ce moment qui définira une génération, c'est précisément leur esprit qui doit tous nous habiter.

Quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, c'est en définitive de la foi et la détermination des Américains que ce pays dépend. C'est la bonté d'accueillir un inconnu lorsque cèdent les digues, le désintéressement d'ouvriers qui préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de traverser nos heures les plus sombres.
C'est le courage d'un pompier prêt à remonter une cage d'escalier enfumée, mais aussi la disponibilité d'un parent à nourrir un enfant, qui décide en définitive de notre destin.
Les défis face à nous sont peut-être nouveaux. Les outils avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais les valeurs dont notre succès dépend, le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité, une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à contrecoeur mais saisissons avec joie, avec la certitude qu'il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'esprit et qui définisse notre caractère, que de nous donner tout entier à une tâche difficile.
C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté.
C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.
C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.
Donc marquons ce jour du souvenir, de ce que nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. Aux temps de la naissance des Etats-Unis, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes s'est blotti autour de feux de camp mourants, au bord d'une rivière glacée. La capitale fut abandonnée. L'ennemi progressait. La neige était tachée de sang. Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le père de notre nation (George Washington, nldr) a donné l'ordre que ces mots soient lus:
"Qu'il soit dit au monde du futur, qu'au milieu de l'hiver, quand seul l'espoir et la vertu pouvaient survivre, que la ville et le pays, face à un danger commun, (y) ont répondu".
O Etats-Unis. Face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, rappelons-nous ces mots éternels. Avec espoir et courage, bravons une fois de plus les courants glacés, et supportons les tempêtes qui peuvent arriver. Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures."

Texte traduit par l'AFP

Discours d'investiture à la Présidence des USA, Barak OBAMA

« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d'hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l'autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l'aventure inouïe de la démocratie américaine.Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787.Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever. Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l'écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d'Américain. Je suis le fils d'un noir du Kenya et d'une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s'est engagé dans l'armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.J’ai fréquenté les meilleures écoles d'Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles. J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n'oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays. C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un.Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d'unité.Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.Cela ne veut pas dire que l'appartenance raciale n'a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ».Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns. Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale.D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager. Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l'accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l'Islam radical. Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous. Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ?J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même. Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir. Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity:« L'assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu'aux chevrons (...). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l'intérieur des milliers d'églises réparties dans cette ville, je vis l'histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel. Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu'aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n'avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir - et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. »Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti. Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venuL'église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l'amour et, oui, l'amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique.Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années. Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m'aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d'une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m'ont répugné. Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime.D'aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n'était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée. Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.Mais je crois que ce pays, aujourd'hui, ne peut pas se permettre d'ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l'Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité. Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire. Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n'arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l'assurance maladie, l'éducation ou la création d'emplois pour chaque Américain. Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce paysMais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l'héritage brutal de l'esclavage et de Jim Crow. La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui.La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d'accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n'avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures. Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui. Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l'application des codes d'urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.C'est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d'avenir systématiquement réduites. Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre. Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n'y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination.L’expérience de l'échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l'on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d'avenir. Même pour les noirs qui s'en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde. Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années. Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence. Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente. Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races. Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n'ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s'accumule au fil du temps.Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d'initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l'emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d'une minorité de privilégiés.Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —depuis voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n'arrive pas à se comprendre.Voilà où nous en sommes actuellement : incapables des années de nous extirper de l'impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n'ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l'espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite.Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l'immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille.Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s'ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée.L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n'avait changé, comme si nous n'avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d'hispaniques et d'asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s'en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu'investir dans la santé, les programmes sociaux et l'éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l'esprit de ce projet.Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.Oui, nous pouvons faire cela.Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d'apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu'un d'autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d'Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c'est ce que veut l'immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire.Et aujourd'hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire.Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman. Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c'était ce qu’il y avait de moins cher. C'est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu'à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents. Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice. Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s'est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit. Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. »« Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants. Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. »

Traduction de Didier Rousseau et de Françoise SimonAmmon & Rousseau Translations, New York

lundi 19 janvier 2009

Janvier 2008 - Juillet 2008 et Janvier 2009, on subit la crise

Questionnez le Président de la République, les parlementaires et les grands médias sur la crise financière...., ils vous répondront : " on a rien vu venir jusqu'en septembre 2008, ça nous est tombé dessus... ? ".
Ah bon, on se moque vraiment du peuple de France !

Le plan de relance a inquiété au lieu de rassurer, un nouvel échec pour Bush
AFP - mardi 22 janvier 2008,
09h09


" Après l'abandon de son projet de "superfonds" destiné à limiter la crise des crédits immobiliers, l'administration Bush a reçu un nouveau désaveu des marchés dans ses tentatives de pilotage de l'économie américaine, avec l'accueil désastreux réservé à son plan de relance.L'annonce vendredi par le président américain d'un plan de stimulation de la consommation de 140 milliards de dollars a eu l'effet inverse de celui espéré..."

Crise boursière: les Européens mettent la pression sur les Etats-Unis
AFP - mardi 22 janvier 2008, 11h30


" Les gouvernements européens ont ouvertement exprimé leurs doutes mardi sur l'efficacité du plan de relance du président George W. Bush et sa capacité à éviter une récession économique aux Etats-Unis, alors que les Bourses continuent de chuter.La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a estimé que le président Bush allait devoir "aller plus loin" en expliquant "comment" il allait injecter les milliards de dollars annoncés dans l'économie américaine. "

Le commissaire européen Almunia assure qu'il n'y a pas de risque de récession mondiale
AFP - mardi 22 janvier 2008,
08h55


" Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia a émis l'espoir mardi que les marchés retrouvent leur calme, affirmant qu'il n'y avait pas de risque de récession mondiale généralisée."On ne parle pas d'une récession mondiale. On parle du risque d'une récession américaine", a-t-il indiqué à des journalistes avant une réunion à Bruxelles des ministres des Finances de l'UE, alors que les Bourses asiatiques et européennes dégringolaient mardi pour la deuxième journée consécutive."


N° 467
SÉNAT
SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2007-2008
Annexe au procès-verbal de la séance du 15 juillet 2008
PROPOSITION DE LOI ORGANIQUE
visant à permettre le retour à l'équilibre budgétaire,
PRÉSENTÉE
Par M. Bruno RETAILLEAU,
Sénateur
(Renvoyée à la commission des Finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Depuis la fin des années 70, la France a accumulé une dette considérable : près de 1 200 milliards d'euros. Durant cette période, celle-ci a été multipliée par cinq et a atteint près des 2/3 du PIB français. Le phénomène atteint non seulement une ampleur jamais égalée, mais, comme l'a souligné le rapport de la commission présidée par M. Michel PEBEREAU, relatif à la dette publique, il présente trois caractéristiques inquiétantes :
- d'abord, chaque année, la dette s'accroît au rythme de nos déficits budgétaires (41 milliards pour le projet de loi de finances 2008). Aucun budget n'a été voté à l'équilibre depuis 1975. Cette situation a déclenché une spirale infernale où la dette génère de plus en plus d'intérêts à payer qui absorbent une part croissante des ressources publiques, désormais l'intégralité des produits de l'impôt sur le revenu ;
- ensuite, la dette ne résulte pas d'un effort d'investissement pour préparer l'avenir, mais d'un recours à l'emprunt pour financer les dépenses courantes de l'État. Avec un actif de 540 milliards d'euros pour un passif de près de 1 200 milliards d'euros, la France s'est dramatiquement appauvrie et l'État a dilapidé son patrimoine.
- enfin, cet endettement faramineux n'est pas le fait d'une insuffisance d'impôts ou de taxes en France, puisque notre pays est l'un des champions du monde des prélèvements obligatoires. La dette trouve son origine dans notre goût immodéré pour la dépense publique, qui absorbe plus de 53 % de la richesse nationale, soit 5 points de plus que la moyenne de la zone Euro. Cela signifie très concrètement que nous dépensons en plus, tous les ans, 100 milliards d'euros sans que nos services publics soient forcément meilleurs que chez nos voisins européens.
Cette situation, qui pourrait conduire à une crise majeure si rien n'était fait pour enrayer le risque d'un processus cumulatif, a deux conséquences néfastes :
- l'une pour la génération d'aujourd'hui, puisque les ressources consacrées au service de la dette ne peuvent pas être mobilisées pour accroître la croissance potentielle de la France. Il n'y a plus de marge de manoeuvre pour investir massivement dans l'économie de la connaissance (recherche, éducation, infrastructures, ...) et surmonter le défi de la mondialisation.

L'appauvrissement de l'État ne serait que le prélude à l'appauvrissement des Français qui verraient progressivement mais sûrement leur niveau de vie baisser ;
- l'autre conséquence serait supportée par les générations futures qui devront payer la facture laissée par la désinvolture de leurs aînés.
Si le constat est sans appel, l'abandon à la fatalité ne saurait être une vertu politique. Ainsi, comme le montrent de nombreux exemples étrangers en Europe ou ailleurs, il est parfaitement possible d'inverser le cours des choses.
Comme l'a écrit Napoléon : « Il est injuste d'engager une génération par la précédente. Il faut trouver un moyen de préserver les générations à venir de la cupidité des générations présentes. »
C'est l'objectif de cette proposition de loi organique qui s'inspire de « la règle d'or » pour créer une martingale budgétaire permettant de parvenir à l'équilibre rapidement, en instituant un principe simple : interdire à l'État d'emprunter pour financer ses dépenses courantes en réservant l'emprunt au financement des seuls investissements.
Compte tenu des difficultés pour atteindre dans des délais rapprochés l'équilibre budgétaire, M. Philippe MARINI, rapporteur général du budget, a estimé dans son rapport d'information à 85 milliards d'euros le montant des économies à réaliser pour y parvenir, cette proposition de loi organique ne se contente pas de poser un principe incantatoire mais elle définit un mode opératoire fondé sur un objectif clair, un pilotage pragmatique et une application graduelle :

1) L'objectif revient à contraindre les gouvernements à présenter des lois de finances équilibrées à partir de 2012.
2) Le pilotage pragmatique pour réaliser cet objectif renforce la vision pluriannuelle du budget et prévoit une adaptation nécessaire en cas de stagnation ou de récession économique afin de ne pas transformer la règle en corset.
3) Enfin, elle instaure une application graduelle en orientant les lois de finances précédant l'année 2012 vers l'objectif de réduction progressive du déficit budgétaire.
L'article 1er inscrit dans la définition de la loi de finances l'obligation de respecter un équilibre budgétaire strict entre ressources et dépenses, hors charges d'investissement. De la sorte, le recours à l'emprunt sera exclusivement utilisé pour financer des dépenses d'investissement. Toutefois, cette règle se heurte aux difficultés de prévision rencontrées durant l'exécution de la loi de finances. Pour faire face à cette imprévisibilité, la solution traditionnellement appliquée consiste à retenir comme période d'exécution la durée d'un cycle économique qui ne coïncide pas naturellement à l'année civile. Compte tenu du flou qui entoure cette notion, le deuxième alinéa de l'article 1er introduit une vision pluriannuelle du budget afin de permettre à la fois un véritable pilotage politique de la réduction de la dette et une application pragmatique du principe d'équilibre. Enfin, l'État doit disposer de certaines marges de manoeuvre pour adapter son budget aux tendances de l'économie mondiale. En cas de survenance d'un cycle récessif, le dernier alinéa prévoit donc la possibilité pour les gouvernements de demander au Parlement la possibilité de déroger au principe d'équilibre afin de relancer la croissance.
D'autre part, le cycle actuel de la croissance ainsi que le montant des économies à réaliser pour revenir à l'équilibre ne permettent pas de voter dès à présent un budget strictement équilibré. L'article 2 introduit donc une application graduelle de ce principe d'équilibre budgétaire. Cette progressivité est réalisée en deux temps : à compter de 2012, toutes les lois de finances votées devront respecter strictement ce principe. En vue d'atteindre cet objectif, la deuxième partie de notre dispositif prévoit que l'ensemble des lois de finances adoptées entre 2008 et 2011 devra tendre vers cet objectif en réduisant progressivement le déficit public.
L'article 3 permet de surmonter l'obstacle de l'imprévisibilité d'exécution de la loi de finances au moyen d'une gestion pluriannuelle du principe d'équilibre budgétaire. En imposant à la loi de finances initiale d'arrêter à titre indicatif les données générales de l'équilibre budgétaire sur les trois prochains exercices, cet article permet un véritable pilotage politique de la réduction de la dette ainsi qu'une gestion plus rationnelle du budget.


Enfin, le principe d'équilibre budgétaire ne devenant une règle comptable qu'à partir de 2012, l'article 4 instaure un contrôle politique de la réduction de la dette. Pour ce faire, il donne au Parlement de nouveaux moyens de contrôle en modifiant le contenu du rapport d'équilibre présenté par le Gouvernement lors du débat d'orientation budgétaire. Désormais, ce rapport devra préciser clairement les données relatives à la réduction progressive du déficit.

PROPOSITION DE LOI ORGANIQUE
Titre I : Le principe de l'équilibre budgétairestrict entre ressources et dépenses hors charges d'investissement
Article 1er
L'article 1er de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances est ainsi rédigé :
« I. - Dans les conditions et sous les réserves prévues par la présente loi organique, les lois de finances déterminent pour un exercice, la nature, le montant et l'affectation des ressources et des charges de l'État, ainsi que l'équilibre budgétaire et financier qui en résulte. Cet équilibre budgétaire est un équilibre strict des ressources et des charges budgétaires définitives, hors charges d'investissement. Les lois de finances de l'année tiennent compte d'un équilibre économique défini, ainsi que des objectifs et des résultats des programmes qu'elles déterminent.
« II. - La loi de finances initiale prévoit en outre, à titre indicatif et pour les deux exercices suivants, le montant des ressources et des charges de l'État permettant d'atteindre chaque année l'équilibre budgétaire.
« III. - Le Gouvernement peut demander au Parlement l'autorisation de déroger à la règle de l'équilibre budgétaire en situation de stagnation ou de récession économique. »
Article 2
Après l'article 61 de la même loi organique, il est inséré un article additionnel ainsi rédigé :
« Art. ... - La réalisation de l'équilibre budgétaire strict des dépenses et des charges définitives de loi de finances doit être atteint au 1er janvier 2012. Les lois de finances arrêtant l'équilibre budgétaire entre les années 2007 et 2011 doivent prendre en compte cet objectif en réduisant le montant du déficit budgétaire.
« L'article 48 nouveau entre en vigueur dès l'exercice 2009.»
Titre II : Les modalités d'application du principed'équilibre budgétaire strict
Article 3
Le 7° du I de l'article 34 de la même loi organique est ainsi rédigé :
« Arrête les données générales de l'équilibre budgétaire sur les trois prochains exercices. Cet équilibre respecte impérativement la définition de l'équilibre des ressources et des charges formulée à l'article 1er de la présente loi organique. »
Article 4
L'article 48 de la même loi organique est ainsi rédigé :
« En vue de l'examen et du vote du projet de loi de finances de l'année suivante par le Parlement, le Gouvernement présente, au cours du dernier trimestre de la session ordinaire, un rapport sur l'évolution de l'économie nationale, sur les orientations des finances publiques et les voies et moyens permettant d'atteindre l'équilibre budgétaire, tel que définit à l'article 1er de la présente loi organique. Ce rapport comporte :
« 1° Une analyse des évolutions économiques constatées depuis l'établissement du rapport mentionné à l'article 50 ;
« 2° Une description, sur les trois prochains exercices, des grandes orientations de sa politique économique et budgétaire au regard des engagements européens de la France d'une part, et de l'objectif d'équilibre budgétaire, tel que défini à l'article 1er de la présente loi organique, d'autre part ;
« 3° Une évaluation des ressources de l'État et de ses charges, sur les trois prochains exercices et ventilées par grandes fonctions, et ses conséquences sur l'équilibre budgétaire, tel que défini à l'article 1er de la présente loi organique ; »
« 4° Une présentation des mesures envisagées pour atteindre l'équilibre budgétaire, tel que défini à l'article 1er de la présente loi organique ;
« 5° La liste des missions, des programmes et des indicateurs de performances associées à chacun de ces programmes, envisagés pour le projet de loi de finances de l'année suivante.
« Ce rapport donne lieu à un débat à l'Assemblée nationale et au Sénat. »

A l'avenir, souhaitons à nos parlementaires et au Président qu'ils fassent preuve de beaucoup plus de clairvoyance !. Il suffit de relire les travaux et les remèdes préconisés par Maurice ALLAIS, une sommité dans le domaine de l'économie mondiale et la finance internationale. La rigueur de Maurice Allais lui a permis d'obtenir le prix Nobel d’économie 1988.

" Maurice Allais est l'un des esprits les plus brillants de notre temps.
A la fois physicien et économiste, il a réussi à imprimer sa marque dans ces deux disciplines et il est le seul économiste français à avoir obtenu le Prix Nobel de Sciences Economiques (1988).
Aussi bien en Physique qu'en Economie, il a passé sa vie à rechercher l'anormal, l'exceptionnel et à redresser ce qu'il pouvait y avoir de faux dans les idées reçues. " Site Maurice Allais


Dans une lettre d'octobre 1941, Maurice Allais écrivait à ..... : " Toute liberté économique implique un cadre minimum sans lequel elle dégénère rapidement en anarchie. Je crois que personne ne peut plus maintenant, à partir de l’expérience des dernières années, plaider la cause du libéralisme intégral. Réclamer la liberté totale, c’est préparer l’avènement de la disparition complète de la liberté. En effet des abus, des excès ne peut résulter qu’une réaction qui entraînera une réglementation étatique excessive qui détruira toute initiative individuelle."

" Si donc l’on considère que la liberté économique est le fondement essentiel du progrès, si l’on veut la conserver comme principe de base de l’organisation économique, il faut créer le cadre juridique dans lequel cette liberté ne puisse avoir que des effets bienfaisants et non mener au désordre comme on l’a trop souvent vu dans ces dernières années". "

Bienvenue sur le site : http://allais.maurice.free.fr

" Il a aussi défendu l’idée que "l’indexation générale de toutes les dettes en valeur réelle" est une condition de l’équité mais aussi de l’efficacité. Ce n’est que si le prêteur est assuré de ne pas être spolié par l’inflation et donc de retrouver la valeur réelle de son capital que les taux d’intérêt seront faibles.

Maurice Allais pense, par ailleurs, que l’exubérance des marchés financiers est due à une création intempestive de monnaie tant de la part des autorités monétaires que des banques commerciales et que sans une vigoureuse réforme du système bancaire, la crise financière est certaine (1999). À la fin de sa vie, il milite contre la mondialisation des échanges et il s’est opposé au traité constitutionnel en 2005.


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Courriel : fevrieralain@hotmail.fr

dimanche 18 janvier 2009

Des Projets de Lois renvoyés aux calendes grecques ?



MARDI 27 JANVIER 2009
À 10 heures :

1°) Dix-huit questions orales :
L'ordre d'appel des questions sera fixé ultérieurement.
- n° 286 de Mme Nathalie GOULET
à M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire ;(Charge des véhicules routiers) ;
- n° 303 de M. René-Pierre SIGNÉ à M. le ministre de l'agriculture et de la pêche ;(Conditions de gestion des aides directes à l'agriculture) ;
- n° 314 de Mme Fabienne KELLER à M. le ministre de la défense ;(Devenir de l'établissement public d'insertion de la défense) ;
- n° 336 de M. Alain DUFAUT à M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire ;(Réalisation de la liaison est-ouest d'Avignon) ;
- n° 350 de M. Michel HOUEL à Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative ;(Maladie rare et reconnaissance de handicap) ;
- n° 357 de Mme Nicole BORVO COHEN-SEAT à Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales ;(Vote électronique) ;
- n° 358 de Mme Esther SITTLER à M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire ;(Application de l'article 57 de la loi n° 2006-1772 sur l'eau et les milieux aquatiques) ;
- n° 361 de M. Alain GOURNAC à Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative ;(Bruit à l'hôpital) ;
- n° 365 de M. François PATRIAT transmise à M. le secrétaire d'État chargé des sports, de la jeunesse et de la vie associative ;(Avenir du grand prix de France de formule 1) ;
- n° 366 de M. François REBSAMEN à Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi ;(Projet de création d'un « Pôle national de la statistique publique ») ;
- n° 368 de M. Martial BOURQUIN à M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire ;(Réouverture de la ligne ferroviaire Belfort-Delle) ;
- n° 369 de M. Roland COURTEAU à M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire ;(Réglementation applicable au petit éolien) ;
- n° 370 de M. Yves DÉTRAIGNE à M. le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique ;(Modification de l'instruction comptable relative aux services publics industriels et commerciaux) ;
- n° 372 de M. Alain FAUCONNIER à Mme la garde des Sceaux, ministre de la justice ;(Fermetures de tribunaux dans le département de l'Aveyron) ;
- n° 374 de Mme Alima BOUMEDIENE-THIERY à Mme la secrétaire d'État chargée de la solidarité ;(Accès aux soins, au logement et aux prestations sociales des « vieux migrants ») ;
- n° 375 de M. Jean-Pierre MICHEL à M. le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique ;(Difficultés d'application de la loi handicap par les communes) ;
- n° 376 de Mme Claudine LEPAGE à M. le ministre des affaires étrangères et européennes ;(Avenir des comités consulaires pour l'emploi et la formation professionnelle) ;
- n° 377 de M. Éric DOLIGÉ à M. le secrétaire d'État chargé des transports ;(Redevance domaniale acquittée par les sociétés concessionnaires d'autoroutes) ;
Ordre du jour prioritaire :
À 16 heures et le soir :
2°) Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement (n° 42, 2008-2009) ;

MERCREDI 28 JANVIER 2009
Ordre du jour prioritaire :
À 15 heures :
1°) Suite du projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement ;
Le soir :
2°) Débat et votes sur les demandes du Gouvernement d'autorisation de prolongation de l'intervention des forces armées :
- en République de Côte-d'Ivoire,
- au Kosovo,
- au Liban,
- et en République du Tchad et en République centrafricaine (Opération EUFOR d'une part, et opérations Boali et Epervier d'autre part),

JEUDI 29 JANVIER 2009
Ordre du jour prioritaire :
À 9 heures 30, à 15 heures et le soir :
- Suite du projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement.
EVENTUELLEMENT, VENDREDI 30 JANVIER 2009
Ordre du jour prioritaire :
À 9 heures 30, à 15 heures et le soir :
- Suite du projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement.

MARDI 3 FÉVRIER 2009
À 10 heures :
1°) Questions orales ;
Ordre du jour prioritaire :
À 16 heures et le soir :
2°) Suite éventuelle du projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, de programme relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement ;
3°) Projet de loi relatif à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires et guidés et portant diverses dispositions relatives aux transports (Urgence déclarée)
(n° 501, 2007-2008) ;

MERCREDI 4 FÉVRIER 2009
Ordre du jour prioritaire
:
À 15 heures et le soir :
- Suite du projet de loi relatif à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires et guidés et portant diverses dispositions relatives aux transports.
À 18 heures, dépôt du rapport annuel de la Cour des comptes par M. Philippe SÉGUIN, Premier Président de la Cour des Comptes.

jeudi 15 janvier 2009

TRAM = DRAME de la Minorité et plus encore en 2011

C'est en étant prudent qu'on évite tout danger ; hélàs c'est loin d'être le cas !.

Il n'est pas anormal de constater des facteurs impondérables dans l'exécution d'un chantier aussi important que celui d'un Tramway. Allez voir à Bordeaux, Nantes, Rennes, Le Mans, Orléans... ; toutes ces villes et d'autres encore ont connu bien des aléas. Maintenant demandez leurs, aux élus et aux habitants, ce qu'ils en pensent aujourd'hui.

Je prends rendez-vous fin 2011 et.... en 2014.

N'ayant rien à se mettre sous la dent, un scribe déclaré MoDem saute sur tout ce qui bouge. Cet "In Médiatement Sans Vergogne" joue, sans aucun doute, le rôle de porte-voix de l'opposisition municipale. Il s'affiche simultanément comme un proche de François Bayrou et comme un soutien du leader UMP de l'opposition "minorité" municipale angevine?.

On peut y lire sur le blog de ce "non" partisan , inscrit sur le Site national du MoDem à titre individuel et indépendant :

" des riverains ( un selon O-F !) décidés à ne pas s'en laisser compter, Bernadette Caillard-Humeau a bien dû confesser l'inavouable vérité... ")...,...
( "Lorsque la presse locale dont nous ne doutons pas qu'elle sait faire son travail d'investigation aura pu diffuser un certain nombre d'informations dont tout donne à penser qu'elles sont avérées, cela fera mal... ") !.

C'est une reprise du rôle-titre joué mercredi 14 janvier ( "Tram : la mise en service repoussée en 2011 " ) " une information confirmée lundi soir...") par un journaliste X ou Y de Ouest-France ; un journal que j'apprécie habituellement pour la perspicacité de ses articles.





" un mauvais ouvrier fait toujours du mauvais travail, et met ses maladresses sur le compte de ses outils "

Le Haut-Commissaire Martin Hirsch va-t-il faire aussi bien... ?

" ...Si chaque député prenait exemple sur lui.... ?" selon René Dosière

Au regard de la déontologie politique, le manque de ponctualité, voire l'absence d'un député dans l'Hémicycle sont-ils plus répréhensibles que " les relations mercantiles de grande proximité d'un VRP "French Doctor" avec le Président du Gabon, Omar Bongo ?." sources livre et enquêtes de Pierre Péan.

mardi 13 janvier 2009

Une réforme contre l'obstruction ou... ?;

Excellente explication de texte (en noir) dans
OUEST-France
mardi 13 janvier 2009
" Le gouvernement recadre le travail parlementaire "


" Un nouveau Statut de l'opposition " oublié au Congrès de Versailles " le 21 juillet 2008 ou déjà une retouche de la Constitution de 1958 ?


"...Après son offensive contre le travail dominical, l'audiovisuel et le plan de relance,la gauche est décidée à faire plier la majorité sur le projet de nouveau fonctionnement des assemblées.

Ne zappez pas : même décalé par rapport à vos soucis, le sujet est moins cuisine parlementaire qu'il n'y paraît. Et pour décoder la nouvelle bataille politique qui commence ce soir, mieux vaut avoir le mode d'emploi. Des jours durant, vous allez entendre parler de « procédure guillotine », de « parlement bâillonné », de « nouvelle atteinte aux libertés », de « crise politique majeure »... L'amorce d'une dictature rampante ?
Il était une fois un Président qui voulait s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Pour disposer de la dernière tribune qui lui manquait encore, il lui fallait modifier la Constitution et donner des gages à ceux qui n'y voyaient qu'une lubie mégalomaniaque. Ce qui fut obtenu, à 2 voix près sur 905 votants, le 21 juillet 2008.
Moins d'absentéisme
Derrière la « poudre aux yeux » dénoncée par l'opposition, le texte voulu par Nicolas Sarkozy, mine de rien, compte nombre d'améliorationspour redorer le travail parlementaire : moins de textes de circonstance, des projets mieux préparés, plus facilement applicables, débattus à des dates convenues et à des heures ouvrables...
Pour améliorer la démocratie parlementaire, l'ordre du jour sera partagé entre le gouvernement et les parlementaires ; un quart du temps sera consacré au contrôle du gouvernement ; l'opposition fixera l'ordre du jour d'une séance par mois ; l'usage du 49-3 (adoption sans vote) sera limité au budget de l'État, de la Sécu et à un seul texte par session ; les projets seront débattus et amendés en commission ¯ ce qui obligera les ministres à un présentéisme exigeant ¯ et votés en séance plénière...
Sous un aspect un peu techno, ça signifie surtout que le temps du débat dans l'hémicycle va se restreindre. Cela pourrait devenir d'autant plus facile d'embouteiller la machine. Encore plus qu'aujourd'hui avec l'obstruction « liberticide » de la gauche ¯ de la droite hier ¯ consistant à abuser de procédures et d'amendements pour tout bloquer (1).
Marche arrière toutes : le gouvernement s'est rendu compte ¯ tardivement ¯ du danger. Et de la nécessité de faire adopter une « loi organique » qui encadre le « droit d'amendement » et propose un crédit temps partagé entre les partis.
Voilà l'objet du crime. Voilà pourquoi le PS, revigoré par sa victoire provisoire sur le travail du dimanche, entend en faire la première bataille de 2009. Voilà pourquoi le Nouveau Centre (allié de l'UMP) hurle à l'injustice. Et pourquoi Bernard Accoyer, le président UMP de l'Assemblée, qui reçoit ce matin les dirigeants PS, crie sur tous les toits qu'il sera « le garant des droits fondamentaux des parlementaires »."
OUEST-France


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